8 mars 2017 – Journée internationale des droits des femmes à Rixensart

8 mars 2017 – Journée internationale des droits des femmes à Rixensart

Catégorie : Vivre à Rixensart

Patricia Lebon,

Echevin de l’Égalité des Chances a le plaisir de vous informer que

Madame Aurélie Laurent

avec le soutien de l’association Plan Belgique
organise une soirée dans le cadre de la

« Journée de la Femme »

le mercredi 8 mars à 19h.
Venez nombreux à la Maison communale.

« Comment permettre aux petites filles d’aujourd’hui de devenir des femmes qui transformeront le monde ? »

Présentation de l’événement

Chaque année, le 8 mars, est célébrée la journée internationale des droits des femmes et chaque année les constats sur la condition féminine dans le monde sont inquiétants.
Chaque jour, des femmes, des jeunes filles, des petites filles tentent de prendre leur destin en main.
Les filles d’aujourd’hui sont l’avenir des femmes de demain, c’est pourquoi il est essentiel qu’elles soient éduquées et qu’elles apprennent à faire respecter leurs droits.
Pourquoi veiller à l’éducation des filles ? Car celle-ci rejaillit sur leur famille, leur communauté, leur pays.
L’éducation est à la fois la clé de l’émancipation des filles et des femmes et la solution durable contre la pauvreté.
Des organisations telles que Plan International gèrent des programmes qui permettent aux jeunes filles d’apprendre, de diriger, de décider de leur vie et de s’épanouir et de renforcer ainsi leurs capacités.
La situation actuelle n’est pas une fatalité. Nous pouvons agir, ici et maintenant.

Rejoignez-nous ce mercredi 8 mars à 19h30 à la maison communale de Rixensart pour découvrir comment libérer le pouvoir des filles dans le monde de demain !

Programme de la soirée

  • Dès 19h : Accueil
  • 19h30-21h : Présentation en 3 parties
    • Situation actuelle dans le monde
    • Importance de l’éducation des filles
    • Que pouvons-nous faire ? Présentation du programme de parrainage de Plan International: vidéo, témoignages, questions pratiques
  • 21h : Drink de clôture – Echanges informels avec les volontaires du groupe d’actions régionales du Brabant wallon

(Visuels et boissons fournis et gérés par Plan International)


SITUATION ACTUELLE

Les filles sont les premières victimes du non-respect des droits des enfants et des inégalités: mariages forcés, esclavage, violences, déscolarisation, grossesses précoces,…
Dans le monde, les filles et les femmes sont victimes de stéréotypes de genre et de discriminations qui violent leurs droits fondamentaux. Dans les pays en développement, les stéréotypes de genre sont particulièrement développés et empêchent les filles et les femmes de devenir autonomes : c’est le développement des pays tout entiers qui est pénalisé.
Dans les pays en développement, encore une fille sur neuf, soit 12% d’entre elles, se marie avant l’âge de 15 ans et 34% se marient avant leur 18ème anniversaire. Dans les pays les moins avancés, ces proportions augmentent : 17% des filles se marient avant 15 ans et 47% avant 18 ans.
Les filles font face à de nombreux obstacles qui risquent de les forcer, plus que les garçons, à abandonner leurs études avant d’avoir achevé le cycle primaire complet.
Quelques chiffres :

  • Près d’un quart des filles âgées de 15 à 19 ans dans le monde sont victimes d’une forme de violence physique depuis l’âge de 15 ans.
  • Actuellement, plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées avant leur 18ème anniversaire et plus d’1 sur 3 s’est mariée avant l’âge de 15 ans.
  • 11,3 millions de filles âgées de 5 à 17 ans sont actuellement esclaves domestiques dans le monde.
  • Chaque jour, les filles âgées de 5 à 14 ans consacrent 40% de temps en plus, par rapport aux garçons de leur âge, à des tâches ménagères non rémunérées ainsi qu’à la collecte de l’eau et du bois.

IMPORTANCE DE L’EDUCATION DES FILLES

Les rapports des institutions internationales le montrent : l’éducation d’une fille permet le développement de sa communauté, de son pays, et lui permet d’accéder à l’autonomie financière afin de briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté. Il s’agit d’un cercle vertueux.
Lorsqu’une fille se marie tôt, cela entraîne généralement la fin de ses études si elle est scolarisée, lui ôtant in fine la possibilité de pouvoir prendre, dans sa vie d’adulte, des décisions concernant son travail, sa santé, son bien-être et celui de ses enfants. Inversement, on sait que plus la durée de scolarisation des filles est longue, moins elles ont de chances d’être mariées précocement.
Le lien entre mariage précoce des filles et abandon scolaire est double : les filles qui abandonnent l’école ont plus de risque de se marier jeunes et l’un des principaux motifs d’abandon de l’école est le mariage. L’éducation est à la fois la clé de l’émancipation des filles et des femmes et la solution durable contre la pauvreté.
Si toutes les femmes des pays en développement apprenaient à lire, écrire, avaient le droit de faire des études et d’exercer un métier et connaissaient leurs droits, le développement social, économique et politique de leur pays serait accéléré.
Une fille éduquée a des revenus 25 % supérieurs à ceux d’une fille analphabète. Elle est capable de mieux se prémunir contre tout type de virus ; elle a notamment trois fois moins de risques d’être malade du sida. Elle est plus autonome, se marie et a des enfants plus tard. Ses enfants sont en meilleure santé, et, à leur tour, ils ont plus de chances d’aller à l’école. Enfin, elle contribue à la bonne santé économique du pays et au processus démocratique.


Quels sont les freins à l’éducation des filles ?

La pauvreté pousse les filles à abandonner leur scolarité, ce qui les rend vulnérables au mariage précoce. Les parents avancent souvent le coût de l’éducation comme principale raison de déscolariser leurs filles. Les parents investissent moins facilement dans l’éducation de leur fille car ils pensent à son mariage futur.
Pour certains parents, scolariser une fille constitue un énorme gaspillage de temps et de ressources financières, d’autant plus qu’à cause du mariage de celle-ci, la famille ne pourra jouir totalement de sa production. Un pareil préjugé défavorable à l’égard des filles ne fait qu’accroître la disparité entre les deux sexes en matière de scolarisation.
Le mariage est considéré comme une alternative à l’école lorsque les parents le considèrent comme un moyen d’éviter à leur fille les violences et attaques sexuelles qui peuvent être commises à l’école et sur le chemin de l’école.
Certaines filles retournent à l’école après leur mariage mais généralement, l’augmentation du nombre de tâches ménagères et les grossesses les empêchent de poursuivre leur éducation.


Quelles sont les conséquences de la non scolarisation des filles ?

Abandonner l’école signifie souvent que les filles connaîtront des difficultés de lecture et d’écriture, ce qui aura un impact sur les générations futures. Les filles de mères sans éducation encourent particulièrement le risque d’abandonner l’école à leur tour ou de ne pas continuer au-delà des niveaux d’éducation minimaux, de se marier jeunes et de perpétuer le cycle de la pauvreté.


Quelle est la solution pour permettre plus d’éducation ?

L’une des interventions les plus efficaces améliorer l’accès à l’éducation et donc prévenir le mariage d’enfants consiste à réduire le coût économique de la scolarisation des filles pour les familles.
Il est également nécessaire de s’assurer que les filles restent scolarisées durablement et reçoivent une éducation de qualité, non seulement au cycle primaire mais également jusqu’au premier cycle du secondaire.
Il faut rendre l’environnement éducatif plus propice en termes d’accès, de sécurité et de qualité pour les filles, ce qui rejaillira sur l’éducation des garçons.
S’assurer que les filles restent scolarisées plutôt que d’être mariée ou devenir esclave domestique ne sera une véritable option que si les écoles sont perçues comme des endroits sûrs et sans risque par rapport à toutes les formes d’abus dont elles peuvent être victimes.
Créer des postes d’enseignants et d’enseignantes bien formés dans les écoles est un moyen efficace d’améliorer l’assiduité des filles, leur apprentissage et leur sécurité tout comme le fait de les rémunérer correctement. L’installation de sanitaires filles/garçons facilite également la présence des filles qui se sentent ainsi plus en sécurité et moins sujettes aux moqueries lorsqu’elles ont leurs règles.


ET DEPUIS LA BELGIQUE QUE POUVONS NOUS FAIRE ?

Différentes ONG ont mis en place des programmes destinés à soutenir l’éducation des filles : Plan International, SOS Villages enfants, UNICEF, …
Présentation de programmes de soutien aux filles de Plan International
En parrainant une fille, vous lui permettez de grandir en bonne santé au sein de sa famille, d’aller à l’école, d’être protégée et d’être libre de choisir son avenir.
Parrainer une fille, c’est une occasion unique de suivre la progression de votre filleule et de voir concrètement l’impact de votre soutien dans sa vie et celle de sa communauté. Vous pouvez si vous le souhaitez créer un lien unique avec votre filleule en correspondant par email ou par courrier. En parrainant un enfant avec Plan International, votre aide est démultipliée car c’est toute sa communauté que vous aidez.
L’objectif de Plan: rendre les filles autonomes et leur permettre d’être un vecteur de changement pour leurs familles et leurs communautés, et ainsi devenir des femmes qui transformeront le monde !


Témoignages de filles qui sont parrainées

http://www.planbelgique.be/du-benin-au-nicaragua-des-adolescentes-vous-racontent-leur-histoire


Vidéos :

Comment sont choisis les enfants ?

Dans chaque communauté d’intervention, Plan International organise régulièrement des réunions d’information avec les habitants pour leur expliquer leur travail. Les familles qui souhaitent faire parrainer leur enfant se manifestent auprès de l’équipe de Plan International. Il s’agit donc d’une adhésion volontaire.
Pour un premier parrainage, l’enfant doit avoir maximum 13 ans pour pouvoir être parrainé. Plan International ne travaille pas avec des orphelinats. Les enfants parrainés vivent tous avec au moins un membre de leur famille.


Parrainages au sein de Plan International : Questions fréquentes

Quel âge ont les enfants en attente d’un parrainage ?
Les enfants susceptibles d’être parrainés peuvent avoir entre quelques mois et 13 ans. Lors de votre demande de parrainage, vous pouvez choisir la tranche d’âge de l’enfant si vous le souhaitez.
Quel est le montant du parrainage ?
Vous pouvez parrainer un enfant à partir de 30 euros par mois (vous recevez chaque année une attestation fiscale qui vous permet de récupérer jusqu’à 45% de votre don). Naturellement, vous pouvez aussi donner davantage. Ce soutien supplémentaire ne sera pas affecté à votre parrainage mais à un fonds dédié au financement de nos actions prioritaires dans les domaines de la santé, de l’éducation…Certaines personnes décident aussi de parrainer plusieurs enfants.
Combien de temps dure un parrainage ?
Accompagner le développement d’un enfant et de toute sa communauté ne peut se faire que sur la durée. L’idéal est donc de pouvoir parrainer l’enfant sur plusieurs années, jusqu’à sa majorité. Parfois, le parrainage peut s’arrêter avant les 18 ans de l’enfant si, par exemple, Plan International est contraint de partir car la situation de la zone ne permet plus son intervention (guerre, instabilité politique….)