Nouvelle campagne de sensibilisation de l’AWSR : Drogues au volant, c’est NON. Et c’est ok.
Communiqué de l'Agence wallonne pour la Sécurité Routière
Entre sorties entre amis, soirées en terrasse ou encore festivals, l’été est une période propice aux moments festifs et ambiances plus détendues. Dans ces situations, la pression du groupe peut jouer un rôle dans les choix liés à la consommation de drogues, y compris pour ceux qui doivent reprendre le volant. Même si la consommation de drogues reste interdite par la loi, le gaz hilarant et le cannabis sont particulièrement ciblés en raison de leur usage fréquent, surtout chez les plus jeunes. Cependant, même consommées occasionnellement et en petite quantité, ces substances restent incompatibles avec la conduite, et chacun doit pouvoir dire non sans avoir à se justifier ni subir de pression.
Gaz hilarant : un usage détourné de plus en plus populaire, y compris au volant
Initialement utilisé en médecine, dans l’industrie ou à des fins alimentaires, le protoxyde d’azote (également appelé « gaz hilarant ») est aujourd’hui souvent détourné pour un usage récréatif, notamment en raison de ses effets euphorisants rapides. Il est généralement inhalé à l’aide de ballons et rencontre un succès important auprès des jeunes, le plus souvent dans des lieux festifs et en groupe.
Le protoxyde d’azote a pourtant des effets directs sur les capacités nécessaires à la conduite car il entraîne des troubles cognitifs et psychomoteurs significatifs qui augmentent directement le risque d’accident de la route :
- Baisse de la vigilance
- Trouble de la coordination
- Altération du jugement
- Augmentation du temps de réaction
- Désinhibition
- Distorsions visuelles
- Vertiges
Si la plupart des troubles disparaissent en quelques minutes, certains peuvent persister jusqu’à 45 minutes.
Les risques sont encore renforcés en cas de consommation combinée avec d’autres substances (notamment avec l’alcool ou le cannabis) qui accentue les troubles cognitifs en augmentant fortement le risque d’accident.
Le cannabis, largement consommé en Wallonie
Le cannabis est fréquemment consommé avant de prendre le volant. Il s’agit de la drogue la plus citée parmi les conducteurs ayant déjà conduit sous influence.
Là aussi, de nombreux usagers ont tendance à sous-estimer les risques au volant. Pourtant, le cannabis altère clairement les capacités de conduite :
- Difficultés de concentration et d’attention
- Moins bonne perception de l’environnement
- Perte de coordination
- Difficulté à garder une trajectoire droite et une vitesse constante
- Difficulté à évaluer les distances
- Augmentation du temps de réaction
- Perte de réflexes
- Conduite hésitante
- Difficulté à réagir face à l’imprévu
Le risque d’être impliqué dans un accident grave peut être multiplié jusqu’à 3 fois.
Celui-ci est encore décuplé (de 20 à 200 fois) si vous combinez drogue et alcool, et ce, dès le premier verre.
« Non, c’est non. Et c’est ok »
Les sorties et les moments festifs, plus nombreux durant l’été, favorisent le lâcher-prise et la décompression. Dans cette ambiance, la consommation de drogues est plus présente, encouragée par la facilité d’accès et l’effet du groupe, qui peuvent amener certains conducteurs à se laisser tenter.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.awsr.be/campagnes/oser-dire-non-a-la-drogue-au-volant-cest-ok/