Tarification des déchets en 2027 : in BW poursuit ses efforts pour maîtriser la hausse des coûts
Communiqué de presse d'in BW - 28 septembre 2026
Tarification des déchets en 2027 : in BW poursuit ses efforts pour maîtriser la hausse des coûts
Le Conseil d’administration d’in BW a approuvé à l’unanimité, ce mercredi 23 septembre, la tarification 2027 des services de gestion des déchets rendus aux communes actionnaires. En 2027, le coût moyen de ces services passera de 70 à 81 euros par habitant et par an. Cette évolution intègre l’augmentation des coûts de gestion, l’apurement de déficits antérieurs et une provision destinée à anticiper d’éventuels problèmes techniques à l’Unité de Valorisation Énergétique de Virginal.
Des coûts qui ont fortement évolué depuis 2020
Depuis quelques années, les intercommunales de gestion des déchets en Wallonie doivent faire face à une forte augmentation de leurs charges : indexation des salaires, carburant, énergie, transport et traitement des déchets, augmentation du prix des consommables, diminution de certains subsides, nouvelles obligations environnementales ou encore investissements nécessaires dans les infrastructures.
L’inflation représente à elle seule 17,90 euros de coûts supplémentaires par habitant entre 2020 et 2027.
Face à cette évolution des coûts, in BW a cherché à anticiper en mettant en place plusieurs mesures destinées à maîtriser les dépenses et à limiter leur répercussion sur les communes.
Près de 21 euros de coûts supplémentaires évités
Plusieurs décisions prises ces dernières années produisent aujourd’hui leurs effets.
La réduction de la fréquence des collectes de déchets résiduels (toutes les deux semaines) a permis de diminuer les coûts et d’encourager un meilleur tri : les quantités de déchets résiduels à traiter (valorisation énergétique) ont diminué tandis que davantage de déchets organiques, dont le traitement (biométhanisation) est moins coûteux et plus approprié sur le plan environnemental, sont aujourd’hui collectés.
Le bilan est très positif : en extrapolant les résultats des 8 premiers mois de 2026 sur un an, nous arrivons à 89 kg / habitant / an de déchets résiduels et 27 kg / habitant / an de déchets organiques. L’objectif 90/25, annoncé depuis plusieurs années, est donc atteint en 2026 dans les 25 communes qui ont opté pour ce changement de fréquence des collectes.
Dans les recyparcs, l’automatisation du contrôle des accès a également permis de réduire fortement les quantités de déchets (- 38%) et, par conséquent, les coûts de transport et de traitement. Les déchets d’origine professionnelle et les usagers hors zone ont, notamment, considérablement diminué.
D’autres mesures ont été prises afin de maîtriser les coûts : optimisation des flux de transport, développement des Espaces Récup’, ...
Au total, ces décisions ont permis d’éviter près de 21 euros de coûts supplémentaires par habitant et par an en 2027, qui auraient dû être supportés par les communes.
Pourquoi les tarifs augmentent-ils malgré tout en 2027 ?
Les économies réalisées ces dernières années ne permettent malheureusement pas d’absorber l’ensemble des hausses auxquelles le secteur est confronté.
C’est pourquoi notre Conseil d’administration a décidé d’augmenter nos tarifs de 11,06 euros par habitant en 2027.
Cette hausse se compose de cinq éléments :
- 2 euros liés à l’indexation annuelle ;
- 1,15 euro lié à l’augmentation des coûts de la collecte des papiers-cartons ;
- 2,85 euros liés à l’augmentation des coûts du transfert, du prétraitement et de la valorisation énergétique des déchets ;
- 2,56 euros destinés à résorber les pertes accumulées les années précédentes pour l’activité de traitement des années 2025-2026. Cette composante prendra fin en 2030.
- 2,50 euros de provision destinée à anticiper d’éventuels problèmes techniques à l’Unité de Valorisation Énergétique de Virginal ou d’autres charges exceptionnelles. Le Conseil d’administration se prononcera chaque année sur la nécessité de cette provision et de son affectation en fonction des événements rencontrés l’année précédente.
La cotisation recyparc sera, quant à elle, seulement indexée.
Un coût moyen de 81 euros par habitant en 2027, qui reste inférieur à la moyenne wallonne
Le coût moyen de l’ensemble des services de gestion des déchets facturés par in BW aux communes atteindra ainsi 81 euros par habitant et par an en 2027.
Pour 1,55 € par habitant et par semaine (0,22 € par jour), nous continuerons à assurer un ensemble complet de services : collecte des différentes fractions de déchets (résiduels, organiques, PMC, papiers-cartons), gestion des recyparcs, des bulles / conteneurs à verre et des points d’apport volontaire, transport, regroupement, (pré)traitement et recyclage / valorisation des déchets. Ce montant de 81 euros comprend également un montant destiné au remboursement de la dette des communes envers in BW (un peu plus de 6 euros / habitant / an) qui est temporaire jusque 2030.
À titre de comparaison, le coût moyen facturé en Wallonie s'élevait à ± 85 euros par habitant en 2026, avec des variations importantes d’une zone à l’autre. Ce coût moyen devrait lui aussi augmenter en 2027. Les tarifs définitifs des autres intercommunales ne sont toutefois pas encore tous connus.
Le tarif 2027 d’in BW restera, par conséquent, inférieur à la moyenne wallonne.
Une facturation transparente aux communes
in BW continuera à travailler avec ses communes actionnaires afin de concilier qualité du service, objectifs environnementaux et maîtrise des coûts.
Pour rappel, nous facturons à nos communes actionnaires les coûts réels correspondant aux services effectivement fournis, sans réaliser de bénéfice.
Ces coûts sont calculés après déduction des recettes provenant notamment de la vente de certaines matières, de la vente de l’électricité produite à l’Unité de Valorisation Énergétique de Virginal, des subsides et des interventions des organismes en charge des obligations de reprise.
La tarification d’in BW ne correspond pas directement au montant payé par chaque citoyen. Chaque commune détermine en effet sa propre taxe déchets dans le cadre de la réglementation wallonne du « coût-vérité », en fonction des services proposés et des quantités de déchets produites sur son territoire.
Communiqué de presse de la Copidec - 23 septembre 2026
Coût de la gestion des déchets : Nécessité d’avoir une cohérence entre les demandes des autorités et leurs décisions
Copidec, la fédération des intercommunales wallonnes de gestion des déchets, appelle à l'application d'un principe simple adopté sous les précédentes mandatures : toute décision qui affecte les finances des pouvoirs locaux doit être budgétairement neutre pour ceux-ci.
En effet, les intercommunales de gestion de déchets s’efforcent de réduire leurs coûts de fonctionnement afin de limiter l’impact sur la cotisation-déchets, marquée par l’inflation qui touche aussi bien les services publics que privés. Mais en parallèle, les différents
niveaux de pouvoir étudient ou appliquent déjà des décisions qui risquent d’avoir l’effet inverse, à une tout autre échelle.
Avec un coût moyen de 85 € par habitant et par an pour la gestion des déchets en Wallonie, les intercommunales travaillent depuis de nombreuses années à l'optimisation de leurs dépenses.
L’efficience fait partie intégrante de leur gestion quotidienne et les frais de gestion représentent moins de 10 % de leurs coûts totaux.
Contrairement à certaines idées reçues, l'évolution des coûts de la gestion des déchets ne relève pas principalement des dépenses administratives ou de décisions internes des intercommunales.
L'essentiel des coûts provient de la collecte et du traitement des déchets produits par les ménages. Et contrairement à une croyance largement répandue, le développement du recyclage s'accompagne de coûts supplémentaires liés à la collecte sélective, au tri et au traitement des matières. Ces coûts sont largement déterminés par des facteurs externes sur lesquels les intercommunales n’ont que peu de prise, tels que l’inflation, la hausse des coûts de l’énergie, des matières premières, des services, des assurances et la chute de la valeur des matières recyclées en Europe face aux matières vierges en provenance d’autres régions du monde.
À cela s'ajoute un cadre réglementaire de plus en plus exigeant. Les intercommunales doivent concilier maîtrise des coûts, qualité du service public et respect d'obligations légales toujours plus nombreuses, avec des marges d'action limitées.
« On demande aux intercommunales de réaliser des économies sans réduire le niveau de service à la population. Mais les frais de fonctionnement représentent moins de 10 % du coût total réclamé aux communes. Nous continuerons à rechercher des gains d'efficacité partout où cela est possible. Mais aucune optimisation de gestion ne permettra d'absorber l’impact des décisions à d'autres niveaux de pouvoir qui ajoutent plusieurs dizaines d'euros par habitant à la taxe déchets. »
Laurent Dupont, Président de Copidec
Des mesures qui vont faire grimper la facture
Des mesures, à l’étude ou déjà en application à d’autres niveaux de pouvoir, auront un impact budgétaire non négligeable :
- Au niveau régional : la diminution des aides APE. A titre indicatif, une suppression de la moitié des aides APE représenterait une augmentation entre 3 et 6 € par habitant sur la cotisation selon les intercommunales ;
- Au niveau fédéral : les réflexions concernant le régime TVA des services de gestion des déchets pourraient impacter la cotisation jusqu’à 8 € par habitant ;
- Au niveau européen : l'inclusion de l'incinération des déchets ménagers dans le système européen d'échange de quotas d'émission de CO2 (ETS) engendrerait un surcoût de plus de 5 € par habitant selon le niveau de la taxe CO2.
Au total, ces mesures pourraient représenter jusqu'à 19 € par habitant et par an en moyenne, soit une augmentation de près de 22 % de la taxe déchets actuelle. Une hausse impossible à compenser par des économies de gestion.
Un appel à la neutralité budgétaire
Copidec demande que chaque niveau de pouvoir assume la neutralité budgétaire des mesures qu’il adopte, au moyen d'une compensation ou de tout mécanisme correcteur adapté.
« La facture, in fine, c'est toujours le citoyen qui la paie. Nous demandons de la cohérence entre les décisions prises aux différents niveaux de pouvoir et les moyens mis à disposition. »
Laurent Dupont
A propos de Copidec
Copidec est la fédération des 7 opérateurs du secteur public de gestion de déchets en Wallonie. Elle regroupe le BEP Environnement, Hygea, Idelux Environnement, InBW, Intradel, Ipalle et Tibi. Ces intercommunales de gestion des déchets sont au service des communes et des citoyens notamment pour organiser la collecte et le traitement des déchets ménagers. Elles travaillent ensemble sur les problématiques communes à tous les territoires.