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Le Parc communal

© Cédric Muscat - Objectif Rixensart
© Cédric Muscat - Objectif Rixensart

Situé à côté de la Maison communale, le Parc communal est le dernier témoin du Bois du Héron. 
Zone boisée très riche sur le plan de la flore et de l’avifaune !

Il ne s’agit pas d’un parc d’apparat, ni d’un bois de production. S’il n’est pas entretenu comme un "parc", c’est pour y préserver la grande diversité de ses écosystèmes.   

Les composantes du sol ainsi que le ruisseau vont modeler le paysage du parc. C’est ainsi que nous y découvrons les différents milieux :

  1. Une zone jardinée située devant le château du Héron
    Plusieurs arbres ornementaux y ont été plantés : un Érable negundo, un Gingko biloba (témoignage d’une motion relative au respect de la démocratie et des droits de l’homme votée le 24 octobre 1989 par le Conseil communal de Rixensart), un Tilleul (50è anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale), un Sorbier rappelle le 30è anniversaire de la libération des camps 1945 -1975 ;
  2. La forêt de feuillus mélangée : un beau mélange d’essences indigènes (chênes, charmes, noisetiers, bouleaux verruqueux, érables sycomores et planes, frênes, sureaux noirs, sorbiers des oiseleurs, aubépines, houx, bourdaines) ainsi que des zones où le bois mort est volontairement laissé pour y développer toute une vie particulière. Au fil des saisons, on découvre le Sceau de Salomon multiflore, l’Aspérule odorante, l’Epiaire des bois, la Mélique uniflore … ;
  3. La hêtraie, témoin d’un passé lointain, accueille des plantes vernales telles que l’Anémone sylvie ou encore la Jacinthe des bois indicatrices de forêt ancienne ;
  4. La pessière : mélèzes et pins sylvestre y sont présents ;
  5. Un vieux verger, composé d’arbres à hautes tiges, aux variétés anciennes et envahi par les ronces d’un grand intérêt faunistique ;
  6. La prairie de Grimbergen installée sur le côteau en pente douce jadis fauchée tardivement. La gestion écologique permet de préserver la biodiversité, de redécouvrir de nombreuses espèces végétales et d’éviter ainsi que la forêt et le roncier ne s’étendent ;
  7. Le fond humide et les sources. Le ruisseau Monseigneur parcourt le bois et va se jeter dans l’Etang Gillet.  Le ruisseau est alimenté par les nombreuses sources qui sourdent au flanc Est de la vallée. Il est occupé par une frênaie alluviale à Laîche des bois. Au fil des saisons, les plantes se succèdent : Ficaire, Ail des ours, Circée de Paris, Poivre d’eau…
  8. L’étang Gillet et ses bords riches de végétaux et d’une superbe rangée d’Ifs, d’un Saule pleureur, d’un Aulne glutineux, …

Canard colvert, Foulque macroule, Héron cendré fréquentent assidûment l’étang. Le caillebotis permettant le passage entre l’étang principal et un étang secondaire est bordé de végétaux des milieux humides : la Massette à larges feuilles, la Reine des Prés, l’Eupatoire chanvrine, la Salicaire, la Scrofulaire noueuse, le Scirpe des bois, la Valériane officinale, l’Epilobe hirsute, …

Ces différents milieux offrent gîte et couvert à de nombreuses espèces : Sittelles torchepots, Pics épeiches, Mésanges, Grimpereaux des jardins, Écureuils roux, Grenouilles rousses…
Avec l’aide de la Région wallonne, la commune et « La Leçon verte », plusieurs panneaux didactiques ont été réalisés et placés au printemps 2009. 

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