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La sablière de Rosières

© Christiane Boehm
© Christiane Boehm

La sablière de Rosières, propriété communale, présente un intérêt biologique indéniable de par la présence d’espèces et d’habitats naturels rares et à grande valeur patrimoniale en Brabant. Le site est repris comme Zone centrale ouverte au Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN), et également comme Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) par la Région wallonne.

La réserve et ses environs sont fréquentés par une faune variée : 

  • Présence de l'abeille : le Collète des sablières. Cette espèce est protégée en Région wallonne; ce qui implique une interdiction de détériorer ou de détruire les sites où elle se rencontre. La restauration récente d'une prairie maigre sur le site a vu s'installer une bourgade de Collètes des sablières.
  • Une cinquantaine d’espèces d’oiseaux peuvent y être observées, la plupart, communes des jardins et des bois. Notons la présence du Pic épeichette qui affectionne particulièrement les vieux bouleaux ainsi que, régulière, celle de la Chouette hulotte et de la Buse variable. Des espèces peu courantes dans la région comme le Pic mar, le Gobe-mouche noir et l'Autour des palombes ont également été observées.

    Une colonie d’Hirondelles de rivage y était présente jusqu’en 1993, date à laquelle la commune prit l’initiative de taluter la falaise sableuse, l’empêchant ainsi d’y nidifier.

  • Notons aussi la présence de mammifères : le Chevreuil européen, l’Écureuil roux, le Lièvre d’Europe, le Renard roux,  le Blaireau d'Europe, la Fouine… 

Plus de 90 espèces de plantes supérieures ont pu y être recensées, dont plusieurs de grand intérêt patrimonial et de conservation comme la Canche précoce, le Pied d’oiseau délicat et la Vulpie queue d’écureuil. Ces dernières, qualifiées d’espèces pionnières, vivent dans les zones sableuses rases et peu colonisées par la végétation. Ce sont les pelouses rases sur sable et les falaises sableuses présentes dans la sablière.

Depuis 2009, des relevés de champignons sont effectués régulièrement par les mycologues du Groupe de Travail du Brabant wallon (GTBW). Plus de 190 espèces ont été observées dans la sablière et proches alentours dont quelques-unes intéressantes ou peu communes chez nous : le Tricholome imbriqué, le Laccaire bicolore, la Lépiote châtain, la Strophaire porphyre et Hohenbuehlia cyphelliformis.

© Christiane Boehm
© Christiane Boehm

Afin de préserver ces habitats naturels et la faune, différentes zones (UG) ont été déterminées. Une gestion adaptée est appliquée : fauchage tardif, débroussaillage, contrôle d’espèces invasives, notamment le cerisier tardif. Pour ce dernier, c’est un cheval de trait qui se charge de l’arrachage ou du « dessouchage ».

Il est important de noter que l’entrée est limitée aux visites organisées et est interdite aux chiens même tenus en laisse.

Pourquoi une clôture autour du site de la sablière ? Nombreuses sont les menaces observées pesant sur le site. Mentionnons plus particulièrement : 

  • le labour et le piétinement intense du sol par les engins motorisés, ce qui empêche l’installation des plantes et détruit les pelouses existantes,
  • le profond orniérage des falaises qui a pour effet une banalisation du relief et la destruction des micro-habitats, notamment pour les insectes sabulicoles,
  • une forte érosion du site lors d’épisodes pluvieux soutenus, ce qui accentue encore les ornières et emporte du sable loin en aval.

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